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Et qu'en est-il de Mozart ? Après ce préambule, il semble nécessaire d'introduire quelques notions concernant la spécificité de la musique de Mozart. Nul doute que le temps écoulé rend le grand musicien de plus en plus présent. Un certain recul s'est avéré nécessaire pour objectiver importance de son oeuvre. Elle ne peut que continuer de grandir. Et plus le temps avance, plus on apprécie les rythmes que Mozart sut détecter en ses rythmes de vie qui sont aussi les nôtres. lls sont ceux de tout être humain. C'est bien ce que permet de vérifier le retentissement de cette musique perçue selon un mode particulier d' éducation auditive. Que ce soit en Europe, en Afrique ou en Amérique, les effets neuro-psychohysiologiqjes sont semblables et introduisent une notion d'universalité. Il faut savoir que, de
par le monde, toutes les oreilles sont identique a la naissance,
anatomiquement et physiologiquement parlant. Elles ont eu une même aventure
ontologique dans un "ventre de mères" qui a permis a l'espèce
humaine de se perpétuer. Pourtant, des différences, liées au milieu
acoustique dans lequel l'oreille est plonges se manifesteront
rapidement. Appareil particulièrement perfectionne et adaptable, elle épouse
les conditions exigées par l'ambiance acoustique ethnique, elle-même
support de la langue qui saura faire chanter ces différents lieux en
épousant les ''impédances acoustiques". Adaptation a
l'environnement sonore, au milieu familial ou sociale le tout abaissant
au langage et influençant le langage, telles sont les conditions dans
lesquelles l'oreille naissante va devoir se plonger. Tous ces facteurs rendent ainsi l'appareil auditif plus ou moins apte à acquérir la faculté d'écoute, telle qu'elle devrait être en réalise, c'est-a-dire sans distorsion, sans anomalie, sans refus, sans modification de la courbe de réponse idéale qui n'est autre que celle acquise dès l'arrivée en ce monde de tout un chacun. Mais qui peut bénéficier d'une telle potentialité dans un milieu "privilégié'' ? Quels sont les grands écoutant ? Ceux qui ont su et pu tendre l'oreille vers l'autre, vers eux-mêmes, vers la création ? Le modèle de l'écoutant fut assurément Mozart. Certes. avant de déterminer certains paramètres expliquant cette élection, il convient de préciser en tout premier lieu qu'il fut d'abord Mozart avec son génie propre et ses remarquables potentialiser. Toutefois, il bénéficia des conditions requises pour que ses dons soient judicieusement mis en valeur. En effet, cinquième enfant né d'une mère heureuse de le porter et qui, entourer par les soins d'un époux attentif, fut inonder d'amour et de musique. Wolfgang Amadeus plongea d'emblée dans monde sonore particulièrement harmonieux, celui qu'il avait connu avant de naître et qui avait imbibé sa mère jusqu'au fond de ses entrailles lorsqu'elle le portait. Son introduction dans le monde des sons constitua donc un heureux évènement, la musique entant de toute évidence la raison d'être de ce foyer. Sa sœur aînée, Nannerl étant également musicienne pianiste virtuose on peut affirmer que l'expression majeure de cette famille était la musique sous toutes ses formes. Évoluant dans ce bain musical permanent, Mozart va conserver son "autonomie" d'enfant. Ses rythmes physiologiques, neuro-vegétatifs vont battre au son d'une musique harmonieuse qui codera son système nerveux de façon indélébile. Il aura ainsi désormais a sa disposition un train d'ondes branché sur le cosmos, sur la créativité. Il pourra recevoir directement les messages que lui dictera l'univers et qu'il transmettra en une écriture musicale incomparable. La qualité inégalée de son oeuvre gardera jusqu'à la fin de son parcours terrestre une densité et une régularité exceptionnelles qui feront de lui un être "à par". Il sera certes appelé a vivre dans le monde, mais il ne sera jamais du monde, tel l'initié se retirant dans le désert. Le caractère universel de sa production musicale est de nos jours incontesté. Nous avions pu, au cours des quarante années qui viennent de s'acculer, approcher sur un plan thérapeutique et pédagogique, les effets particuliers de cette "pâte sonore" . Des milliers études de cas pourraient être évoqués pour appuyer ce plaidoyer en faveur de Mozart. Nous nous contenterons de préciser certains points donnant un aperçu du pouvoir curatif que constitue un tel agencement sonore.
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