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. 6 - - L'ensemble des résultats ci-dessus peut s'interpréter comme suit : lorsque le sujet émet une fourniture F, transformée par filtrage en une fourniture F', il perçoit dans ses oreilles la fourniture F'. Celle-ci, perçue par le cortex auditif, gagne les zones d'intégration où se réalisent les schémas corporels vocaux du sujet, et y éveille le schéma corporel vocal Iié à F'. Ce dernier, en principe différent du schéma corporel vocal du son émis F, provoque des réactions d'ajustement adéquates pour F' et non pour F. Par voie de rétroaction, le sujet réalise ainsi (ou amorce) les régulations de posture pharyngo-buccale et les ajustements du bonus laryngien qui permettent la réalisation de la fourniture F' et non plus celle de F. L'appoint sensoriel auditif corrige ainsi automatiquement, par le Jeu des fibres ''gamma" qui assurent des stimulations intra-fusales, la régulation proprioceptive d'origine musculaire, comme il est constaté dans les corrections visuelles des phénomènes de l'équilibration. (*) A ces phénomènes de rétroactions d'origine auditive qui, Iorsqu'ils se réalisent, modifient la fourniture (ou timbre) de la voix du sujet, Il convient de donner le nom d' EFFET TOMATIS, auteur qui, le premier, les a observés et décrits. . 7 - Observations expérimentales subsidiaires. - a) Les phénomènes très différenciés décrets ci-dessus (paragraphes 3, 4 et 5) sont d'autant plus nets que la fourniture F', imposée auditivement, est plus intense, et qu'elle efface mieux celle F perçue par voie osseuse. Si F' est trop faible, toute rétroaction disparaît. - b) Chez les chanteurs professionnels, les rétroactives sont remarquablement nettes, et se manifestent d'autant mieux que le sujet est habitué à apprécier son schéma corporel vocal en vue de diriger son émission en timbre de qualité. - c) Chez les
voix totalement incultes, les rétroaction se réduisent pratiquement à
celles qui se réalisent lorsque Ia transformation de F en F' est très
facilement réalisable physiologiquement (cas du paragraphe 3). - d) Les rétroactions portant sur l'ajustement du tonus laryngien se produisent beaucoup plus facilement (elles se réalisent pratique- ment toujours) que celles comportant une modification de la configuration posturale du pavillon pharyngo-buccal (lesquelles ne font souvent que s'amorcer).
(*) Cette importante remarque est due à M. Le professeur André Soulairac, que je remercie d'ailleurs vivement pour l'aide précieuse qu'il a bien voulu m'accorder pour la mise ou point de cette interprétation délicate.
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