TOMATIS ecoute communication accueil

questions.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

n fait, pour se mettre au service de la parole, le larynx s'est détourné de sa fonction première. Il s'est libéré. Et cette libération a coïncidé avec celle de l'oreille, initialement destinée à localiser les sons, mais qui s'est mise à analyser.

  La coïncidence ne doit pas étonner outre mesure : Oreille et larynx vivent dans une véritable '' intimité organique '' , ainsi que l'enseigne n'importe quel manuel d'anatomie. En conséquence, audition et phonation se conditionnent réciproquement : l'homme parle dans la mesure où il entend et il entend par prédilection les sons parlés.

  De là les formules apparemment paradoxales de notre chercheur: ''On parle avec son oreille'' ou encore : ''C'est le son qui fabrique l'oreille".

  Voilà donc résolu le problème du comment. Reste le pourquoi. Il ne suffit pas en effet de montrer que l'être humain peut parler. D'un point de vue purement physiologique, le singe lui aussi peut parler. Le fait est pourtant qu'il ne parle pas !

  Les plus grands efforts déployés en ce sens aux États-Unis n'ont pas abouti à faire prononcer à un chimpanzé plus de cinq mots simples, tous en rapport avec ses besoins élémentaires.

  Ce qui compte, ce n'est donc pas le pouvoir, mais le vouloir. A l'origine du langage, on devrait trouver un désir. De quelle sorte ? Pour Tomatis, il n'y a pas à balancer : un désir de communiquer avec autrui.

  Repoussant toutes les fables sur la genèse du langage, il s'arrête délibérément à cette hypothèse ; ''Peut-être suffit-il pour nous, de songer que la lignée des hominiens fut, grâce à une conjoncture exceptionnelle, dotée d'une intelligence suffisamment aiguisée pour exploiter le langage dans un but de vie en commun familiale ou sociale, dans le désir de communiquer, dans le besoin d'enrichir les autres de ses propres impressions et d'accumuler les renseignements recueillis par autrui''.

  Ce qui caractérise le mieux le langage, en effet, c'est qu'il distingue les hommes des autres animaux, mais rapproche les hommes entre eux.

  Alfred Tomatis n'a rien d'un dogmatique. Il ne pouvait donc se contenter d'affirmer. Patiemment, il a creusé cette première idée, suffisamment fiable pour servir de base (à des recherches plus précises. Et d'abord, il s'est demandé : ce désir de communiquer, ce besoin de maintenir un contact permanent avec les autres, d'où vient-il ?

  Ce qu'il comprit tout de suite, c'est qu'il venait de loin. Probablement s'élaborait-il dès la vie utérine. Au début, il ne s'agissait là que d'une intuition. Mais peu à peu A. Tomatis devait réunir les éléments qui allaient lui permettre de l'étayer, puis de la vérifier.

  Dans un ouvrage de mille pages, raconte-t-il, je tombai un jour sur une phrase qui semblait apporter une confirmation à ma thèse. Negus, un auteur anglais, avait remarqué que si des oeufs d'oiseaux chanteurs étaient couvés par des oiseaux non chanteurs, les oiseaux de cette couvée ne chantaient pas. Mieux que cela, si les oeufs sont couvés par des oiseaux qui chantent, mais d'une autre façon, les petits risquent fort à la naissance de ''se tromper" de chant !

  On pouvait donc penser qu'un conditionnement audio-vocal était possible déjà au stade de I'oeuf.  C'est ce que vérifièrent par la suite les expériences de Konrad Lorenz. Il parla à des oeufs et constata par la suite que les canetons nés de ces oeufs tournaient la tête vers lui et se précipitaient de son côté dès qu'il prononçait un mot comme si quelque lien secret et indéfectible se resserrait chaque fois qu'il y avait communication par le langage.

.


méthode.


comment.


questions.


o
ù.


presse.